Jour 3, Vendredi : le Salar d’Atacama
Lever 6h30, car l’agence vient nous chercher à 7h00 à Mama Tierra. Un peu comme la veille, on a le même guide et il y a toujours autant de français. Le Salar d’Atacama est gigantesque, 320 000 hectares, on voit du sel partout, avec des couleurs impressionnantes et aussi tout l’écosystème qui y est associé.
1ère halte dans le salar, plus précisément à la laguna Chaxa où on a vu des flamands roses (des flamencos chilenos et des flamencos de James).La vie des flamand roses n’est pas facile, ils sont protégés car d’après un recensement dans les salars du Chili et de Bolivie, il n’en reste plus beaucoup, car ils manquent de nourriture (ils se nourrissent d’une sorte de plancton). En plus ils sont protégés mais les tribus indigènes les chassent et c’est dans leur tradition, donc ils ne voient pas de raison de suivre les lois chiliennes, ça pose quelques problèmes.
On a ensuite eu droit à un copieux petit déjeuner, comme la veille (pain, fromage, paté, manjar, confiture, gâteaux, thé café…)
On a repris le bus direction Socaire, petit village de 380 habitants (jadis connu pour ses mines d’or) où on a rencontré des gens qui tuaient un cochon pour la fête du 21 Mai (je vous expliquerai cette fête plus tard), il y avait aussi des cultures (de légumes, car un autre village pas loin se charge de cultiver les fruits et après il y a des échanges entre les 2 villages).
Ensuite, on est allés aux lagunes Miscanti et Miniques (4650 m d’altitude). Là bas, on a fait une bonne balade d’une heure et demie environ. A cette altitude on ne peut pas trop faire d’efforts mais on a pris notre temps, on a fait des pauses, et puis on cherchait des morceaux de lances indigènes (c’est un grand site archéologique et on peut en trouver plein). Les 2 lagunes (qui n’en étaient qu’une avant l’éruption du volcan qui est à côté) sont d’une couleur bleue-verte assez particulière.
On a ensuite entamé le chemin du retour, et en passant on s’est arrêtés à Toconao, petit village connu pour son église de 1750, et son architecture en pierre volcanique. Il y a à côté la Quebrada de Jere, un long canyon au fond duquel on trouve un immense verger, avec un réseau d’irrigation très efficace. Ils y cultivent toutes sortes de fruits, ça a été l’occasion pour le guide d’aller sauter de l’autre côté du fossé et de passer le grillage pour aller nous chercher des grenades, on a bien ri ! Par contre comme on avance vers l’hiver, il n’y avait pas beaucoup de fruits c’est dommage…mais on se serait crus au paradis avec ce soleil, tous ces arbres, et l’eau dans les canaux d’irrigation. On a aussi vu des géoglyphes sur une pierre sur le chemin. A Toconao, on est allés chez une dame qui avait un métier à tisser (avec de la laine de lama !), et des lamas. En voyant le guide qui donnait à manger à un lama , il y a une touriste qui a voulu faire la même chose, mais elle elle s’est faite cracher dessus (comme quoi ça n’arrive pas que dans Tintin !).
Enfin, on revient à San Pedro, tout en faisant une halte pour voir le coucher de soleil sur la vallée et les oasis, splendide ! Dommage je n’avais plus de batterie dans mon appareil photo L
A San Pedro, plus de lumière ! Coupure totale d’électricité, la galère. Surtout que tout marche au gaz qui vient d’Argentine et on est un peu au milieu du désert donc on avait peur que ça dure longtemps.
Le soir, on est allé voir les bars, et le monde dans les rues en soirée (en fait il n’y avait presque personne J)
Dernier jour, Samedi
Le matin, on s’est promenés dans la ville et on a acheté les derniers souvenirs. On a surtout vu le défilé de tous les enfants de San Pedro à l’occasion du 21 Mai. On était que le 20Mai, mais ils ne vont pas faire défiler les enfants pendant leur jour de congé de la semaine alors ils ont avancé la fête au Samedi. Bon là je suis un peu obligée de vous expliquer pourquoi on fête le 21 Mai. Après la fête de l’indépendance du Chili (le 18 septembre), c’est la fête la plus importante du Chili, et pourtant, cela correspond à une bataille perdue !! Il s’agit de la bataille Navale d’Iquique (dans le nord du Chili, mais à l’époque cela appartenait au Pérou) en 1879 lors de la guerre du Pacifique, qui opposait le Chili au Pérou et à la Bolivie. On fête l’héroïsme d’Arturo Pratt (dont la tombe , ainsi que celles des autres marins de son navire l’Esmeralda, se trouve sous le monument qui lui est dédié sur la place Sotomayor à Valparaiso). En effet, les marins savaient que la bataille était inégale et qu’ils allaient perdre et ils ont quand même décidé d’y aller. Ils se sont vaillamment battus et ont causé des pertes chez les ennemis, ils ont aussi permis de donner du courage au reste de l’armée chilienne qui finalement a gagné la guerre.
Ensuite on a mangé et on est allés à Calama pour prendre l’avion jusqu’à Santiago, puis bus jusqu’à Valparaiso.
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