2) Cuzco (ça signifie le « nombril du monde » en Quechua)
L’arrivée s’est fait à 6h30 du matin après une nuit glaciale dans le bus, on peut dire qu’on était bien crevés mais ce n’était que le début du voyage ! On a quand même réussi à trouver une auberge (une femme nous a fait la pub en sortant du bus). La journée du vendredi à été consacrée à la visite de Cuzco et à la recherche d’une agence qui nous proposerait la visite du Maccu Picchu au prix le plus bas possible (sachant que c’est très cher, environ 100 dollars !) .
Cuzco est une ville magnifique, c’est pour moi la plus belle de toutes celles que j’ai visitées durant le voyage. C’est une sorte de mélange entre Sarlat, en Dordogne (pour ceux qui connaissent) et le Mont Saint Michel. Il y a des petites ruelles pavées, et une grande place avec une cathédrale et des arcades partout. Cuzco était la grande capitale Inca. On dit qu’elle a été fondée par le couple à l’origine du peuple inca (né dans le lac Titicaca). On y voit des murs incas très bien conservés et aussi les ruines du fameux temple du Soleil .
Le soir, on a retrouvé Ben et Mylène et on a mangé tous ensemble dans un resto, ça faisait plaisir de les revoir, surtout dans un décor aussi beau !
3) El Valle Sagrado
C’est la vallée Sacrée des incas, que l’on a visitée le samedi (8 juillet).
Au programme : des ruines (Pisaq, Ollantaytambo) et des marchés . Au lieu de faire toute le tour du valle sagrado jusqu’à Cuzco, on s’est arrêtés en cours de route à Ollantaytambo, où l’on a attendu le train (l’Inca trail) qui nous a emmenés à Aguas Calientes, le villag een bas du Maccu Picchu. Eh oui ce n’est pas l’entrée au Macchu Picchu qui coùte si cher, c’est en fait le train, seul moyen pour se rendre en bas du Maccu Picchu (on peut aussi faire une rando de 5 jours sur le camino del Inca mais nous n’avions pas le temps, l’emploi du temps était trop serré on avait encore la Bolivie à visiter ! ).
Donc on arrive à Ollantaytalbo, où l’on teste la chicha , une boisson à base de raisin ,
fermentée , et que les gens font dans des bidons sales au fond du jardin. On était génés c’était dégoutant donc on pouvait pas finir et en plus il y avait de la mousse qui prenait des couleurs marrons et même des résidus. Bon après on nous a dit qu’on avait choisi le mauvais endroit parce que normalement ça se boit bien J
On a pris le train de 20h, c’est impressionnant la foule à l’entrée du train. En plus c’est un vieux train d’époque, comme dans les films ! Je comprends mieux pourquoi ils vendent partout des tee shirt « j’ai survécu à l’Inca Trail ». Il faisait nuit mais on s’est rendus compte au retour que le train passait dans des endroits sensationnels : au bord du torrent , au milieu de la forêt et des montagnes… On est arrivés à Aguas Calientes vers 22h et puis on a trouvé une auberge (encore qqun qui est venu nous faire sa pub à la sortie du train, tout marche comme ça ici, surtout qu’on n’a pas de guide donc on doit tout faire au feeling). On s’est couchés vers 11h et pour une fois on a bien dormi à défaut de dormir longtemps !
4) le Maccu Picchu
Pour moi, le moment le plus important du voyage, ça me faisait tellement rêver …. On s’est levés à 4h du mat pour partir à 4h30 de l’hôtel. Objectif : monter à pied (le bus c’est pour les fillettes !) et puis voir le lever du soleil sur le Maccu Picchu, la cité perdue des incas … Donc on part, mais il y avait un tout petit détail auquel on n’avait pas pensé, c’était que à 4h30 du matin, il n’y a pas de soleil et donc c’est un peu difficile de suivre le sentier, surtout quand on n’a pas de lampe de poche… On a essayé en d’aidant parfois de mon téléphone portable, comme des vrais touristes, et puis on a grimpé, grimpé, et encore grimpé… On voulait aps prendre le bus mais c’est frustrant de se faire doubler par les bus ou de les entendre monter toutes les 5 min, surtout que j’ai cru que j’allais mourir en montant les marches je n’avais vraiment plus de forces. Il y a quand même 1800 marches à monter , et sur un sentier donc c’est pas un petit escalier avec des petites marches bien lisses, là c’était vraiment du crapahutage ! Surtout qu’on en voyait pas la fin vu que la cité est perchée et que l’on ne peut pas la voir d’en bas….Enfin je suis arrivée vivante et là quel spectacle , et encore le soleil n’était pas encore levé ! On était en train de l’attendre avec nos bonnets nos gants nos écharpes etc… et enfin on a pu assister au spectacle ! Grandiose ! La cité se révelait peu à peu, c’était tellement magique que l’on imagine sans peine que le Macchu picchu ait été un lieu de culte, on se sentait tellement petits et insignifiants devant un tel tableau ! Non seulement les ruines sont immenses et très bien conservées, mais en plus elles sont perdues au milieu de la forêt équatoriale et les lamas en ont fait leur résidence principale !
On y est restés jusqu’à 11h ou midi, et on est redescendus à pied aussi à Aguas Calientes. Bien sur, on n’a pas perdu le Nord , et donc l’après-midi, on est allés regarder la finale de la coupe du monde, parce que bon quand même ça se rate pas ! On a ensuite repris le train pour aller jusqu’à Ollantaytambo, puis un bus (qui soit dit en passant venait de rentrer dans le bus de derrière quand on est monté dedans…) jusqu’à Cuzco On mange un sandwich et on enchaine avec un autre bus jusqu’à Puno, au bord du lac Titicaca.
5) Le lac Titicaca (passage en Bolivie)
On arrive à Puno à 5h30 du mat, le Lundi 10 Juillet. La nuit dans le bus a été horrible, avec la lumière dans la figure toutes les heures, les sièges vraiment pas confortables, et le froid glacial alors que d’habitude dans les bus de nuit on nous donne des couvertures. Ca a été très difficile j’étais crevée après cette nuit blanche sachant que la veille on avait été crevés par la Maccu Picchu. J’ai été super désagréable avec le type qui essayait de nous vendre son tour de 3 jours. Finallement on n’a pas eu le temps de se reposer, car à 7h on a fait une excursion sur les iles Uros et l’ile de Taquile.
Les iles Uros sont des îles flottantes (et elles ne se mangent pas !). Tout est construit en roseaux et les gens vivent dans des espèces de tipis. Ils ont des bateaux en roseaux qui ressemblent à des drakkars, trop marrant on dirait que l’on est dans un parc d’attraction ! Puis on fait l’île de Taquile, plus de style méditerranéen, avec le lac d’un bleu magnifique derrière, et les montagnes andines enneigées au fond …
Le mardi 11 juillet, on a encore pris un bus pour Copacabana.Attention c'est la vraie ville de Copacabana, la fameuse plage du même nom à Rio de Janeiro tire son nom de la ville où j'étais, au bord du lac Titicaca, eh oui on en apprend des choses quand même !
Enfin on passe la frontière , on est en Bolivie !!! On visite la isla del sol, mais en fait on a pas voulu payer le guide donc on a rien fait, et comme on est très malades (la fatigue s’accumule et on ne résiste plus aux bactéries dans la nourriture surement), on peut pas aller très loin. On reprend le bateau, et on retourne à Copacabana, où l’on dort dans une auberge pourrie, sans douche en plus ! Le lendemain, mercredi 12 juillet, on prend encore un bus en direction de la Paz . On est encore malades à crever, donc on arrive à la Paz et on reste à l’hotel… L